Il y a un an, on a changé de vie

Il y a un peu plus d’un an maintenant, nous avons quitté Paris pour nous installer en Alsace. Ca a été un changement de vie total, pour notre plus grand plaisir ! J’avais à coeur de le partager avec vous, et si ça vous intéresse, je vous souhaite une bonne lecture !

Château du Haut-Koenigsbourg

La décision

Cela faisait quelques années que je vivais à Paris et plus de deux ans que Thomas et moi habitions ensemble dans le 14e arrondissement. Nous avons eu la chance de tomber dans un bon quartier, calme et familiale. Si nous avions pris nos habitudes, nous savions l’un comme l’autre que la vie parisienne n’était pas faite pour nous : courir sans arrêt, le tramway, le métro, le monde, la taille des immeubles, le manque de verdure…

L’été 2018, nous sommes partis en vacances à la montagne. Nous avons passé deux semaines merveilleuses, loin de tout. Au retour, le lundi, je suis allée faire des courses. J’ai pris mon caddie et au moment où j’ai passé le pont du périphérique, j’ai été stupéfaite. Je me suis mise à pleurer, je me suis dit : « Mais ce n’est pas ça la vie, ta vie. Marine tu détestes tout ici, tu n’es pas heureuse. Tu aimes la nature, tu aimes prendre le temps. Tu détestes voir ces voitures, la pollution, mettre un temps infini pour aller au travail, courir pour aller faire tes courses. C’est pas ça ce que tu veux pour toi, pour ta vie. Il faut partir. Il faut partir ». Je manquais d’air et je pleurais. Un an et demi après je me revois encore sur ce pont et j’ai mal.

Nous avions parlé de partir, mais là ça devenait urgent. Ca devenait vital. Vous me direz « Olala calme toi drama queen ! » C’est vrai, mais lorsque l’on se met à pleurer tous les jours et qu’on n’a plus que ça en tête : partir, alors ça devient vital. J’ai donc commencé à chercher du travail et voyant comme c’était compliqué de chercher dans une autre région… on a pris LA décision : d’ici la fin de l’année, nous serons partit. Quelques mois plus tard la date été fixée : le 31 janvier 2019.

Les recherches

Partir oui, mais partir où ? La réponse s’est imposée tout naturellement. Pendant nos visites pour voir la famille de Thomas en Alsace, je suis tombée sous le charme de cette magnifique région. Tout là-bas m’attirait ! Ses jolies maisons à colombages, son histoire, ses traditions si marquées, (une partie) de ses plats typiques, la beauté de ses paysages… Ce serait l’Alsace !

Quai strasbourgois

Si j’avais déjà visité un peu l’Alsace je ne connais pas si bien que ça la région. Alors nous avons sillonné les routes alsaciennes et nous avons ciblé les villes qui nous plaisaient ! Ensuite s’en suivirent de (très) longues heures de recherches sur Le Bon Coin pour trouver l’appartement parfait. Et puis au bout de quelques mois, alors que la date buttoir se rapprochait dangereusement, on l’a trouvé. Notre petit cocon. Rosheim, un joli nom qui m’a tout de suite plu. Thomas a fait les visites seul, je n’avais donc pas encore vu l’appartement…

Rue du coin, Rosheim

Le départ

26 Janvier 2020, première partie du déménagement. Aidés par des amis au départ comme à l’arrivée, nous avons fait les 5 heures de routes qui nous séparaient de notre nouvelle vie. En arrivant, j’ai découvert l’appartement et je l’ai tout de suite aimé.

31 Janvier 2020, le midi, je quitte définitivement mon travail. En rentrant, nous chargeons une ultime fois la voiture et on fait l’état des lieux. A minuit, nous arrivons chez nous.

Et après

Dès le 1er février j’avais un rendez-vous pour un entretien. Pas forcément dans mon domaine, mais je savais que je m’y plairais. Le lendemain j’apprenais que j’étais prise, j’avais deux semaines avant de commencer, j’allais pouvoir prendre le temps de m’installer.

Quai strasbourgeois

Les mois sont passés, je suis restée dans ce domaine pendant un an. J’y ai rencontré des personnes merveilleuses qui ont su me donner confiance et qui m’ont aidé à m’intégrer. Une année pendant laquelle on a découvert cette belle région, on s’y est sentis chez nous. Je m’y suis sentie chez moi.

Aujourd’hui j’ai trouvé un nouveau travail, dans la communication. J’ai commencé la veille du confinement donc c’est un peu étrange pour moi de commencer ce travail en étant seule à la maison ! Mais je sens que je vais m’y plaire, ça ne fait aucun doute.

Je me sens heureuse et apaisée, j’ai le sentiment d’avoir trouvé ma place. J’aime y randonner, découvrir sans cesse de nouveaux villages, voir les arbres fleurir. J’aime regarder les montagnes défiler en voiture. J’aime notre balcon, qui commence à être bien vert (et cela même si on a quand même du vis à vis). J’aime me balader dans mon village, cuisiner, aller chez un petit producteur bio. J’aime les bretzels, les lammele, les bredele, les kougelhopfs. J’aime les tartes flambées, le bibeleskäse… Je suis heureuse.

Bretzel – randonnée de la chatte pendue.

Le seul point négatif de cette nouvelle vie n’est pas des moindres : ma famille est loin. La Normandie est à l’autre bout de la France. J’ai la chance que mes parents viennent si régulièrement (si vous passez par là, encore merci <3), mais cela n’empêche pas qu’ils me manquent.

Voilà, j’avais envie de vous partager ça ici. Ca a été une des choses les plus dingues que j’ai pu faire : partir. Partir sans avoir de filet de sécurité. Partir à l’inconnu. On s’est lancés et je ne regretterai jamais de l’avoir fait. Quitter sa région n’est pas anodin. Il y a eu des hauts et des bas, mais quand je vois là où nous en sommes aujourd’hui je ne peux qu’en être fière !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *