Free the boobs (vive le slow bra)

Aujourd’hui on se retrouve avec un sujet un peu particulier puisque l’on va parler Slow Bra, un mouvement en pleine expansion qui consiste à réduire ou à arrêter le port du soutien-gorges.

Depuis déjà quelques temps, beaucoup de blogueuses partageaient leur expérience de vie sans soutien-gorge. Lorsque je lisais leurs article, j’étais encore une grande adepte de lingerie et je me disais que ce n’était pas pour moi. Pourtant j’ai évolué et aujourd’hui j’ai sauté le pas.

Julia Hefferman

Illustration de Julia Heffernan

Le soutien-gorge, l’indispensable des femmes

Le soutien-gorge, accessoire tendance, érotique ou de torture selon les époques et la mode qui ne cesse de changer. Les femmes, de mère en fille, ont toujours eu ce plaisir de se transmettre le goût de la lingerie. Aujourd’hui, certaines le voient comme un accessoire de mode, d’autres le portent avec des push up pour avoir une poitrine plus galbée, pour ne pas voir une poitrine qui s’affaisse, tandis que d’autres le portent par simple plaisir. C’est comme ça et ça l’est depuis bien longtemps : la femme porte des soutien-gorges.

La lingerie pour moi, un plaisir du quotidien

Pour la petite histoire, entre 2014 et 2016 j’ai beaucoup travaillé chez Rouge Gorge (si mes collègues passent par ici, je vous embrasse !), une jolie marque de lingerie. J’y ai développé un goût certain pour la lingerie et j’ai pu, grâce aux prix réservés aux employés (eh oui, il faut bien avoir des avantages !), refaire en quelques étés, l’intégralité de ma collection de sous-vêtements. C’était mes petits plaisirs et ça me faisait me sentir bien dans ma peau.

Ce moment où mon corps m’a dit stop

Avec les années, mon corps a changé. Pas vraiment sur le plan physique. J’avais quasiment la même profondeur de bonnet, le même tour de taille, je n’avais pas grandit (quand on fait 1m57, forcément c’est qu’on s’est vite arrêté de grandir). C’est plutôt à l’intérieur de mon corps que ça a changé. Je vous en parlerai dans un prochain article, mais j’ai des problèmes hormonaux qui font que ma peau est plus réactive, que j’ai des sensations différentes par rapport à mon corps et bien d’autres désagréments. J’ai rapidement commencé à ne plus supporter d’être « enfermée » dans des soutien-gorges. Je me sentais vite oppressée, je transpirais beaucoup (coucou le côté glamour !) et je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi pour le retirer !

Le slow bra ou la libération !

En découvrant des articles comme celui de Friendly Beauty sur le Slow Bra, je me suis dit qu’il serait vraiment bien pour moi d’essayer. Alors j’ai commencé par ne plus porter mes soutien-gorges à la maison, en faisant les courses, puis au fur et à mesure j’ai pris confiance en moi et j’ai arrêté d’en porter au travail.
Bien sûr, je ne les abandonne pas tout à fait, avec certains vêtements, je continue d’en porter, pour certaines situations comme un rendez-vous avec des clients, quand je fais du sport, quand je vais à des événements importants… ou tout simplement parce que j’en ai envie !

Natalie Catalina

Illustration de Natalie Catalina

Le regard des autres

Pas facile de sortir sans soutien-gorges du jour au lendemain et d’affronter le regard des autres. Tout d’abord on a l’impression que tout le monde nous regarde, qu’ils se disent tous « oh mais regarde elle ne porte pas de soutien-gorges ! » et on se sent vite mal à l’aise. Le regard des autre c’est quelque chose que beaucoup d’entre nous expérimentent. On a l’impression qu’on nous trouve trop grosse, trop maigre, trop petite, trop grande, des fesses trop plates ou trop bombées, que nos cheveux sont un peu trop gras, notre nez trop épaté… Le regard des autres peut-être une véritable source d’angoisse, de complexes et vite nous gâcher la vie.

Pour dire vrai, quand j’ai commencé le slow bra, j’avais beaucoup de mal à cause des regards que j’avais l’impressions que l’on me portait. Et puis très vite, j’ai compris que c’est moi qui m’imaginait que les gens me regardaient d’un drôle d’air. Nos complexes, c’est nous qui les créons, pas les autres et d’avoir ce déclic, ça permet de vivre beaucoup plus librement.

Alors êtes-vous prêtes à laisser tomber vos soutiens-gorges ? 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *